2006-11-20

T'as d'la chance toi.


Oui toi là. Toi qui parles français. Je parle pas du fait que nous allons bientôt avoir le choix entre mettre Jean Marie ou Nicolas dans l'urne (faut que j'arrête de parler de malheur moi) mais du fait que tu profites ou as profité d'un système éducatif exceptionnel.

Faisons taire les mauvaises langues tout de suite, OK je suis peut-être très mal placé en tant qu'étudiant en école d'ingé après une prépa (pas très représentatif et on fait difficilement plus cher pour l'état / favorisé / sponsorisé). N'empêche. Les petits Chiliens de 2006 grandissent dans un système :
  1. Payant dès le collège.
  2. Où le meilleur cursus est tout simplement le plus cher.
  3. Où des tonnes d'étudiants par conséquent bossent la journée et vont à l'université de 19h à 23h (ouiiiii ça existe aussi en France mais c'est infiniment moins répandu qu'ici).

Je suis tout à fait conscient que l'éducation chère existe aussi en France (et est parfois une quasi-nécessité dans certaines filières), mais la différence avec ici c'est que la fac quasi-gratuite et accessible à tous, c'est ici seulement dans les rêves des étudiants.

Et y'a pas, impossible de me faire aux énormes pub pour les universités qui fleurissent un peu partout en ville. La plus impressionnante je trouve (une photo ptêt un de ces jours) est celle pour l'université Andrés Bello qui prend une façade d'immeuble entière (genre 30m x 10m) sur Plaza Italia, une des plus grandes places de Santiago. 2 semaines auparavant, à cet emplacement, on pouvait admirer une pub Coca-Cola.

Le mot de la fin ? Mes potes de classe du Chili, contrairement aux français, se rendent compte de la chance qu'ils ont, et sont calmes en cours.

[EDIT] : v'là la photo